2014-2015 : du voyage à… l’expatriation

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Islande

En 2014… J’avais tellement de projets. De rêves.

En 2014… je ne suis pas allée au Groenland. En 2014, je ne suis pas allée au Canada, même si ma tente et mes tongs sont dans un colis rouge quelque part à Québec. En 2014, je ne suis pas allée au Yukon, ni en Alaska. Je n’ai toujours pas vu le détroit de Béring.

Non, en 2014, au lieu de tout ça, je suis restée en Islande. Le grand projet du voyage autour du cercle polaire a été victime de son propre moteur : la (ma) passion pour le nord et ses lumières. A vouloir tout voir tout expérimenter tout apprendre, goûter découvrir explorer, lentement, pleinement, goulument, saisir toutes les opportunités et laisser le hasard agencer le maximum… je me suis retrouvée, heureuse et hébétée, scotchée sur place à force d’être attirée comme un aimant par ce nord géographique. Voilà, je suis un magnet sur un frigo.

Si le voyage était fait de découvertes à chaque déplacement, mettre le trajet sur pause n’est pas pour autant monotone, loin de là. Je n’aurais jamais cru.

maison sur la plage en hiver islande

C’est comme faire un saut à la librairie pour acheter une BD, et se retrouver, 2 heures après, assise au milieu d’un rayon, en tailleur sur le sol, complètement absorbée par la lecture d’un pavé de 500 pages, avec une petite pile hétéroclite juste à côté de bouquins géniaux grappillés sur des étagères et gondoles diverses.

Voilà, au début du voyage, en septembre 2013, je suis rentrée dans une librairie qui s’appelle l’Islande. Et comme dans toute librairie digne de ce nom, je n’ai pas vu le temps passer. Fin août 2014, le mail du rédacteur en chef (objet : « Point sur ton retour ») aurait dû être l’équivalent d’un « Mademoiselle, la librairie va fermer dans 15 minutes ». L’année sabbatique était finie. Il fallait désormais assumer le choix qui avait (déjà largement) fait son chemin dans ma tête de rêveuse depuis plusieurs mois. Assumer. J’ai écrit des trucs bateau comme « merci pour m’avoir accorder cette année sabbatique, une sacrée opportunité qui m’a amenée, sans trop de préméditation, à d’autres opportunités », puis j’ai été un poil plus formelle avec la DRH. Voilà ce qu’il s’est passé en 2014.

Depuis, autant être honnête, les hasards, (més)aventures et autres imprévus liés au voyage n’ont pas été mis sur stop avec la fin du voyage. 2015 représente un autre défi. L’expatriation.

Surprise… au quotidien

Quand j’ai pris mon sac à dos et mon billet d’avion aller simple pour l’Islande, je voulais des aurores boréales des chevaux des grands espaces. Ce que beaucoup de mes amis avaient vu venir, m’a cueillie naïvement. J’ai trouvé un (vrai) boulot. Et puis un autre. Les grands espaces que j’étais venue chercher étaient, certes, sauvages au climat hostile, mais peuplés de gens parfois accueillants, parfois xénophobes, souvent intrigants voire même intrigués, tout le temps différents. Les chevaux islandais étaient ma raison d’aller au travail le matin, avec ce sentiment luxueux de ne jamais aller au travail. Les aurores boréales, je pouvais les voir par la fenêtre de ma chambre. Toujours imprévisibles, elles me surprenaient alors que je conduisais dans la nuit noire pour aller prendre des cours d’islandais.

Je me croyais encore en voyage. La « bascule » s’est faite doucement, insidieusement, irrémédiablement. J’ai commencé à apprendre sérieusement la langue du pays (j’ai même eu un semblant de diplôme pour ça). J’ai aussi acheté une paire de chaussures à talon, sans trop me poser la question de savoir si ça allait avec (ou si ça allait rentrer dans) mon sac à dos de « voyageuse ». Sac à dos qui se retrouvait effectivement sur mon dos de temps en temps, rarement à vrai dire, pour quelques excursions par ci par là. Plus d’un an après, le constat est sans appel : les talons sortent plus souvent du placard que le sac à dos.

Les aurores boréales m’ont réconciliée plus d’une fois avec cette île, aussi. Toutes les différences qui amusent, intriguent et émerveillent lors d’un « simple » voyage,  se révèlent soudain problématiques lorsqu’il faut les intégrer au quotidien d’une expatriation. Problèmes récurrents, jour après jour petits défis parfois épuisants. Tu n’as pas le droit de te plaindre, tu as choisi de vivre ici.

Des abricots au prix des oignons

Un soir, après une errance désespérée dans les rayons d’un supermarché, à chercher des fruits et légumes qui n’auraient pas le goût de leur emballage plastique, mais comment osez-vous appeler ça des clémentines, et pourquoi proposer 3 sortes de pommes si y en a pas une qui a du goût ? Putain des tomates les gars, c’est pas compliqué pourtant une tomate, ça sert à quoi d’être si fiers de vos tomates islandaises qui poussent sous serre si ce n’est que de l’eau ? Un soir, j’ai touché le fond, j’ai abandonné le rayon « produits frais » (et surgelés, oui, j’achète des fruits surgelés) et je suis allée voir si, au milieu des petits pois et autres haricots en boîte, quelqu’un avait déjà envisagé de faire de la salade en conserve… (Géant vert, si tu me lis, je veux de la laitue et des feuilles de chêne, merci). Ce soir-là, très précisément, la caissière m’a achevée en demandant à son collègue ce que c’était que ces trucs orange ? Ce n’était pas la première fois qu’acheter des abricots me confrontait à ce genre de situation. La première fois c’était drôle. Il m’est arrivé de payer mes abricots au prix des pruneaux, des tomates… Mais ce soir-là, la caissière a décidé que c’étaient… des oignons. J’ai gagné au change, et les Islandais ont perdu toute crédibilité culinaire à mes yeux (et dieu sait si culinairement je devrais pas trop la ramener, mais au royaume des aveugles les borgnes sont rois, qu’il paraît). Ce soir-là, une fois de plus, je quitte donc le supermarché atterrée, et alors que j’allais épancher mon effarement sur un réseau social, je lève les yeux de mon téléphone portable. Et là… j’en aurais presque lâché mon sac de course avec mes précieux abricots-flétris-pruneaux-tomates-couleur-oignon. Une aurore boréale, au dessus du parking, bien visible malgré les lumières de la ville, qui dansait tranquillement en s’élargissant au-dessus du bâtiment. Elle m’a accompagnée jusqu’à mon arrêt de bus, peut-être qu’elle se foutait de ma gueule, moi qui achetais des produits surgelés dans ce pays polaire, mais elle m’a réconciliée avec le monde entier en 2 méandres vertes au milieu des étoiles.

Ah oui, et il y a eu le jour où la vendeuse du magasin d’alcool m’a conseillé de mettre la bouteille de vin rouge au freezer, aussi. Elle était pas mal celle-là. Et encore, je ne vous parle même pas du chocolat soit-disant noir à… 44 %. Quelle bande d’hérétiques. Mais bon, quand je prends le bus (de ville), je vois l’océan des volcans la neige des fois. Choisir un appartement en fonction de l’orientation du balcon pour les aurores boréales, aussi, c’était bien marrant…

Reykjavik sous les aurores boréales

Voilà, tout ça pour dire que 2014, c’était ça. La librairie n’est pas parfaite, l’organisation des rayons est différente, le prix à la caisse aussi (…), les issues de secours nécessitent un minimum d’organisation (pas moyen de rentrer à l’arrache en France, non non, avion ou bateau, du planifié), et pourtant, je kiffe, et j’ai encore pleeeeeeeeeeeeein de livres à lire. Je ne sais pas pour combien de temps je me plairais ici, au milieu des volcans et des chevaux et des gens parfois bizarres parfois géniaux.

MAJ (cet article a été écrit il y a longtemps mais je n’arrivais pas à le publier. Il manquait un truc…)

« Er ekki à leið »

Et puis, un jeudi soir fin janvier à Reykjavik, je suis allée au cinéma dans le cadre du festival du film francophone. Séance « La famille Bélier », avec une chorale qui chante du Michel Sardou (pour faire court). Déjà, il fait savoir que j’ai grandi avec Michel Sardou, mes parents étant fans. Donc 20 ans après, je connaissais toutes les musiques du film par cœur. Particulièrement celle de l’audition finale, qui dit « mes chers parents, je ne m’enfuis pas, je vole ». Au moment du générique de fin, dans la salle qui se rallumait, deux femmes devant moi ne s’en remettaient pas d’un fou rire. Peu importe la raison / leur avis sur le film, ça m’a fait penser à ma meilleure amie. Juste avant la séance, on échangeait sur Whatsapp justement, elle vient d’emménager dans sa maison, son petit nid où, je la cite, « il ne manque plus que tes légendaires éclats de rire pour que ce soit parfait ». Les deux femmes devant moi riaient toujours, ensemble. Juste avant mon voyage, ma meilleure amie m’a fait « visiter » sa maison. Les fondations disons. On avait enjambé des moellons, elle toute pleine d’enthousiasme pour me faire imaginer que là, ce sera la cuisine, ici la douche italienne. Un an et demi plus tard, 3000 km plus loin, je suis donc sortie d’un cinéma à Reykjavik, la tête pleine des chansons de mon enfance et des rires de ces deux amies qui n’étaient pas les miens. Les escaliers pour remonter au parking du cinéma étaient un peu verglacés (histoire de me rappeler que j’étais loin des campagnes françaises des décors du film), j’étais donc particulièrement concentrée sur mes pieds et mes chaussures à talons (oui, sur verglas, ça s’appelle l’adaptation, je suis très fière). Et puis j’ai levé la tête, et ça m’a fait comme à chaque fois, la petite claque : une aurore boréale. Immense, en plein milieu de la ville. J’ai trouvé que le timing était parfait.

Quand j’ai un petit coup de moins bien, un « dommage collatéral » qui me pince le cœur, une colère contre l’Islande / les Islandais / les tempêtes islandaises / les légumes islandais, ou même quand je me retrouve enfermée à l’extérieur de l’écurie avec 4 chevaux « affamés » et une clef perdue, il y a une aurore boréale. Croyez-le ou non, mais c’est systématique. Il y a aussi la fois où j’ai vu une baleine dans le fjord en contrebas de la route alors que je retournais à la ville.

La ville. Reykjavik. C’est aussi ça, le grand changement, la différence entre voyage et expatriation. Finie la campagne islandaise et ses volontariats, jobs improbables perdus au milieu de nulle part, le grand air, la chambre « vue sur aurores boréales » sans pollution lumineuse aucune. Non, maintenant c’est Reykjavik. La grande ville (riez, une agglomération de 230 000 habitants) dans laquelle je me perdais. Depuis ça va mieux, j’ai trouvé mon chemin, mon quartier (le plus moche mais avec une si belle vue depuis le balcon). J’y ai aussi trouvé des amis, certains partagent même leur « coin secret » à aurores boréales / feux d’artifice (là où a été prise la photo ci-dessus). J’y ai aussi trouvé des opportunités. Un « mentor » qui a osé faire confiance à mes compétences de « cavalière classique » pour travailler et dresser ses chevaux, quand tous les autres ou presque me faisaient ressentir sans prendre de pincettes (l’Islandais n’est pas un bisounours) que je n’étais qu’une « helviti útlending » (putain d’étrangère), et que leur fierté nationale, fallait du sang de viking pour avoir le droit de les monter, de les dresser, de faire plus que balader les touristes. Alors voilà, maintenant, je suis à la grande ville, pour entraîner des chevaux. Dans cette grande ville toute pleine d’hypocrisie (pas plus pas moins qu’ailleurs), j’y ai aussi rencontré un moniteur d’équitation complètement fan d’un cavalier de dressage français (Phillipe Karl pour les initiés) (maintenant que je sais que je suis lue par des blogueuses équestres ;). Résultat quand je prends des cours particuliers avec lui, il s’attend à ce que je connaisse toutes les méthodes de cet ancien cavalier du Cadre Noir de Saumur, tout ça parce que je suis Française. Un peu comme quand les gens s’imaginent que je suis une grande cuisinière du fait de ma nationalité, comme si mon passeport équivalait à un CAP cuisine. La blague.

Je repensais à tout ça, en vrac, au retour du cinéma. Le cerveau qui essaie de faire la synthèse des sentiments contradictoires mais apaisants.

Je repensais à tout ça sur la route, j’essayais de me concentrer sur les restes de neige de la chaussée plutôt que sur les lueurs vertes qui dansaient toujours dans le ciel de Reykjavik. Devant moi, il y avait un bus, qui visiblement avait fini son service. L’écran lumineux arrière affichait « Er ekki à leið », ce qu’on pourrait traduire par « ne prend pas de voyageurs », mais mot à mot ça veut dire « je ne suis pas en chemin, en voyage ». Voilà. J’y ai vu un écho à ma propre situation, « tu n’es plus en voyage tu es expatriée ». Ça me fait toujours sourire ce genre de coïncidences (aussi capillotractée que soit la connexion). J’ai trouvé ça parfait, comme l’aurore boréale, comme la baleine depuis la route, comme ce film un peu gnangnan.

S’intégrer à un ailleurs qui n’est pas toujours de rêve, sans oublier d’où l’on vient.

Bref. Des opportunités. Les incertitudes qui vont avec, aussi. Il paraît que, lors d’une expatriation, c’est la deuxième année la plus compliquée. Mais tant que je pourrais utiliser l’excuse « J’peux pas j’ai poney » au premier degré, et écourter les skypes du soir parce que « y a une alerte aurore boréale », ça devrait aller 😉

Je ne sais plus quel est l’imbécile heureux qui a dit « La liberté n’est pas l’absence de contraintes, c’est choisir ses contraintes ». Ben je suis bien d’accord 🙂 Voilà, ce sera tout pour mes vœux 2015, certes nettement moins euphoriques que ceux de l’an dernier (la fille la plus chanceuse du monde vous souhaite la même chose), mais ça n’en est pas moins sincère et bourré d’espoir 🙂

Cette année encore plus que les autres, je voudrais remercier tous ceux qui me suivent, dans mes publications irrégulières (pas toujours évident de trouver les mots, mais il y a des fidèles aussi pour les photos !), dans mes collaborations enrichissantes et fructueuses (j’me la pète 3 secondes mais y a Thalassa qui a utilisé le hashtag de la TeamGivrés, donc si vous ne nous connaissez pas encore, c’est par ici), les lecteurs bienveillants, amis et inconnus, qui ont assuré les ravitaillements chocolat – crème de marrons et compagnie, et tous les autres. A bientôt, ici ou là, en Islande.

27 thoughts on “2014-2015 : du voyage à… l’expatriation”

  1. Carole dit :

    Bonjour Sophie,
    C’est marrant, je suis ton blog depuis un bon moment déjà (après avoir hésité entre « tu » et « vous », j’ai choisi « tu » – désolée), et en relisant d’anciens postes ce week-end, je me disais que l’année sabbatique était arrivée à échéance et je me demandais si tu étais restée en Islande. Je suis complètement fan des régions polaires en général et de l’Islande en particulier, mais peut-être pas autant que je ne le pense vu que je n’ai pas encore sauté le pas pour une année sabbatique là-bas (bien que j’y pense) 🙂
    Je te souhaite que la « librairie » soit tout aussi enrichissante en 2015 !

    • merci ! et je te souhaite de trouver ta « librairie à toi », on peut profiter des régions polaires sans forcément y prendre une année sabbatique !

    • Merci pour ta réaction, celui-là n’a pas été facile à publier, et de mon point de vue c’est un joli désordre… Contente que des gens s’y retrouvent / comprennent

  2. Un joli récit. Tu m’avais parlé de ton retour incertain lorsque l’on s’était rencontrée. Je comprends que les aurores boréales (et le reste) t’aient fait rester. 2015 est un nouveau chapitre 🙂

    • Oh oui déjà quand tu étais rentrée du Groenland on l’avait évoqué, et de mémoire j’avais eu du mal à répondre… 🙂 j’étais en plein dans « la bascule », disons. Merci et à bientôt !

  3. Gégé dit :

    Oh la la ! Ma soso, je suis à la fois émue et pleine d’admiration en lisant ce texte…
    Je suis heureuse pour toi que tu vive ton rêve même si, et c’est bien normal, il y a des jours de doutes et des envies nostalgiques de bon chocolat…
    T’ayant connu à l’âge de 6 ans, et oui il y a donc 26 ans maintenant, je me souviens de toi chantant la maladie d’amour et dessinant des chevaux… (j’ai vu aussi la famille belier et bien que je sois d’accord avec toi sur le côté gnangnan, ce film m’a énormément fait penser à toi)
    Pour moi, tu réalise un peu ton rêve d’enfant et d’ailleurs j’étais persuadée, avant qu’on se retrouve il y a quelques années, que tu travaillais auprès des chevaux.
    Si ce n’était pas encore le cas à l’époque, je suis ravie que ça le soit aujourd’hui !
    Il va vraiment falloir que je me sorte les doigts pour venir te voir (et je t’amènerai des bons fruits et légumes en plus du chocolat et du pinard !).
    Tu sais, même si je ne prend pas de nouvelles régulièrement, je pense très souvent à toi.
    Continue à t’éclater, à en prendre plein les yeux et à partir au boulot sans avoir l’impression que c’en est un.
    Respect en tout cas pour le parcours que tu as accompli depuis qu’on s’est revu.
    Tu as l’air heureuse et ça me fait énormément plaisir !
    Take care.

    • Les amis sont comme les disques durs externes d’un ordinateur : une mémoire supplémentaire, complémentaire. Voilà, tu es mon disque dur externe, parce que je n’ai aucun souvenir de moi chantant la maladie d’amour et dessinant des chevaux :p
      Oui, sors toi les doigts, et, au passage, explique-moi : en quoi la famille bélier t’a fait pensé à moi ? (à part que mon signe astro soit bélier, mais euh comment dire… ça me semble cherché bien loin!!!) Bisous gégé

    • Cette citation n’est pas de moi, et je n’arrive pas à retrouver où j’ai lu ça. Au début je trouvais ça un peu utopique, mais finalement, ça fonctionne assez bien !

    • Merci Sarah pour ta réaction (et ton partage) ! L’expatriation, avec le positif et le négatif qui va avec… Quel pays choisirais-tu pour t’expatrier ?

        • La « roue de la fortune » 🙂
          Durant tout votre tour du monde, il n’y a pas eu un pays où vous avez eu envie de « rester », qui vous a fait « tilt » ? (si je ne me trompe pas, le Maroc n’est pas « nouveau » pour toi, et l’Ecosse n’était pas au programme de Longs Courriers, right ?)
          Et deuxième question : Maroc, Ecosse, pourquoi ?

          • Ecoute je dois dire qu’à Edimbourg il s’est passé un truc différent, un peu spécial, sans que je puisse l’expliquer. L’impression que j’étais bien à ma place, que je pouvais m’intégrer, que tout semblait naturel…
            Le Maroc, c’est plus du côté des racines que ça se passe : je suis mi-française mi-marocaine, il serait intéressant que je m’y pose quelques temps =)
            Sinon, pendant le tour du monde, aucune ville ne m’a fait l’effet d’Edimbourg (ce qui ne veut pas dire que je les ai moins aimées, n’est-ce pas) mais si j’avais pu m’installer quelque part, ça aurait été… Yangon, on Brisbane 🙂 pas tout à fait la même ambiance…
            Bonne journée à toi et à bientôt !

  4. Mathieu dit :

    Je découvre ton blog via la page « Iceland – Islande » sur Facebook. La fille la plus chanceuse du monde m’a vendu du rêve. Merci ! 🙂

    Étant donné que la météo n’est pas très favorable aujourd’hui, j’ai une bonne raison de pouvoir maintenant m’atteler (restons dans la thématique) à tout ce que tu as pu poster avant 🙂

    Un expatrié à Cracovie depuis un mois et à Berlin pendant 4 ans et demi.

  5. couzicoussa dit :

    Content d’avoir des nouvelles … du sac à dos :p .

  6. Pingback: L’actualité des Givrés : « Au nord toute ! » | #Teamgivrés

  7. Magnifique article… Pleins de courage pour cette nouvelle expérience, en espérant que tout aille pour le mieux !

  8. C’est vrai que la frontière est mince entre voyage et expatriation. Et puis on la passe sans vraiment s’en rendre compte. En tout cas tu donnes envie d’aller en Islande, au moins en temps que voyageur !

  9. Eh bien , trés joli témoignage et émouvant 🙂

    Tu est en islande depuis presque maintenant 2 ans, héhé c est pas mal!

    La je suis en pleine expatriation et installation, c est vrai que c est pas facile tous les jours mais l islande le mérite largement!

    Pour les aurores tu as bien de la chance. On est a un tres bon spot (a 30 km du centre japonais qui fait des recherche dessus) mais le remps est tellement pourri depuis 2 mois qu on en a pas vu beaucoup 😀
    Au plaisir de suivre ton blog, tu peux nous retrouver sur http://www.islande-zou.fr on pourra aussi papoter 🙂

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