TV estonienne et papier peint moche

RATP, TV et autres charmes estoniens

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Blablablas, Dans les transports, Estonie, Tallinn

Pour faire court, j’ai été « virée » de l’auberge de jeunesse où je dormais depuis mercredi soir, car comme je croyais être vraiment la seule touriste en novembre, je réservais mon lit du matin pour le soir, et je n’avais pas du tout réalisé que le week-end arrivait. Sauf que… pour les Russes, les « public vacations » commencent. Donc si hier soir encore nous étions seulement 12 sur les 80 places de l’auberge de jeunesse, vendredi soir était complet à 10 heures du matin. Comme je m’y prenais le matin même pour réserver pour le soir, c’est rapé. J’ai donc vite booké une chambre sur Internet, sur les conseils de la réceptionniste de l’auberge de jeunesse, une étudiante estonienne de 20 ans, prénommée Häly (ça ressemble à Annie une fois prononcée), qui était toute désolée pour moi.

Dernière chambre dans un hôtel de l’autre côté de la ville, vite vite je la réserve, et me voilà partie en bus. Häly m’avait indiqué l’arrêt le plus proche. C’était sans compter sur mon sens de l’orientation hors du commun : cette fois-ci, je me suis perdue… en bus. J’ai rien compris aux noms des arrêts, donc je ne suis pas descendue au mien. Au bout d’un (long) moment, je demande à ma voisine où nous sommes sur mon pauvre plan de touriste. Elle était russe et ne parlait ni anglais ni estonien, mais elle a quand même compris que j’étais paumée, et est arrivée à me faire comprendre que j’étais de l’autre côté de la ville. Un petit « spassiba » plus tard (merci en russe), je suis allée jusqu’au dépôt de bus, et j’ai pris le suivant dans l’autre sens (d’ailleurs c’était le même chauffeur, j’espère qu’il a d’autres pauses qu’un quart d’heure toutes les heures et demi…)

Truc marrant sur les bus estonien : quand une poussette veut descendre du bus, le chauffeur active une sorte de « décompression » qui fait que le côté gauche du bus s’abaisse (et tout le monde penche), pour que le sol du bus soit à hauteur de trottoir. Autre truc différent : la montée se fait par la porte arrière, la descente par l’avant. Les poinçonneurs de tickets semblent dater de l’époque soviétique (les bus non pourtant), ne fonctionnent pas des masses, et les trois-quart des gens qui montaient ne poinçonnaient pas du tout.

Après 1h30 à tourner dans Tallinn (c’est bien, j’ai vu des endroits pas touristiques du tout, ça change un peu des vieilles pierres), je descends enfin au bon arrêt, Randla, au nord-ouest de Tallinn. La bonne nouvelle : l’hôtel est à 20 mètres de l’abri bus. La moins bonne : chambre au 4e étage d’un bâtiment sans ascenseur, qui ressemble à l’internat d’un lycée (en tout cas à celui où j’ai été pionne), les fleurs en plastique dans l’entrée en plus. Vue sur un parking, un terrain vague, et le local poubelle.

Mais franchement on s’en fout, j’ai un lit pour ce soir, toilettes et douche (spartiate, mais avec de l’eau chaude) privés et petit déj compris. On va pas se plaindre ! Et en plus j’entends les mouettes, ça rappelle Marseille 😉

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